Les Acteurs

   
Ernest Cognacq  

Ernest Cognacq
(1839 Saint-Martin-de-Ré - 1928 Paris)


Né à Saint-Martin en face de l’église, il quitte l'Île de Ré pour rentrer au Petit Séminaire de Pons (17). Il interrompt ses études et débute
sa carrière de vendeur comme calicot.
En 1855, il part travailler à Paris dans différents grands magasins, et même sous un parapluie sur le Pont Neuf, avant de fonder la Samaritaine en 1868.
Son nom régulièrement associé à celui de sa femme Marie-Louise Jaÿ, originaire de Samoëns (74), évoque la multiplication de leurs œuvres philanthropiques (fondation, pouponnât ...).

 

Emile Atgier
(1850 Paris - 1915 Amélie-les-bains)


Après avoir passé son enfance à Saint-Martin,
il part étudier à Montlieu et à Pons (17).
Reçu docteur en médecine en 1876 à Paris,
il entre par concours dans le corps de santé militaire.
Nommé en 1877 à l'hôpital Aufrédy
de
La Rochelle, il exerce en suite dans différents hôpitaux de la région avant de partir en Algérie en 1888. Légèrement blessé, il décèdé peu après, décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur.
Président de la Société Préhistorique Française en 1914, auteur de nombreuses publications d'interêt local, il lègue au musée son fonds d'archives et de documents anciens (cartes, plans, dessins) ainsi que du mobilier archéologique.

 
Emile Atgier

 

Théodore Phelippot  
René Théodore Phelippot
(1829 Le Bois-Plage - 1905 Le Bois-Plage)

Propriétaire et publiciste, il fut conseiller puis maire de la commune du Bois pendant 22 ans.
Auteur de nombreuses publications d'érudition locale, collectionneur frénétique d'objets d'art et de curiosités très diverses, il avait fondé un musée original dans sa maison de la Bénatière appelée Tour Malakoff.
Franc-maçon et passionné de politique, il cherchait aussi toutes les récompenses officielles possibles que ce soit au sein des sociétés de Secours Mutuels ou de Sauveteurs en Mer, des Comices Agricoles, des Sociétés Savantes, archéologiques et même météorologiques avec lesquels il entretenait une correspondance acharnée.

 

La création du Musée Ernest Cognacq

Musée Ernest Cognacq
Fronton en marbre de l'ancien Musée.

Issu d'un cabinet de curiosités réunies à la fin du XIX ème siècle par Théodore Phelippot, maire du Bois et avant tout collectionneur frénétique, le musée tient son nom actuel d'Ernest Cognacq, qui toujours attaché à son île, à la mort de Phelippot en 1905, achète la totalité de ses collections pour en faire don à sa ville natale de Saint-Martin-de-Ré.

La liste des objets constituant le premier musée Phelippot montre la diversité des collections : 137 dessins et gravures, 42 peintures, 630 pièces de céramiques.

Le Musée Ernest Cognacq ouvre ses portes au public dans l'hôtel des Cadets- Gentilshommes (actuelles mairie et poste) le 1er septembre 1907.

Dès les premières années les dons se succèdent. Le Docteur Emile Atgier donne en 1909 une centaine de gravures, des collections de numismatique, du mobilier archéologique, plus de 300 volumes imprimés.

Les collections sont mises en caisse au début des années 1960 et entreposées à l'Hôtel de Clerjotte, quelques pièces sont égrenées au fil des salles, cohabitant avec les collections déposées en 1964 par le Musée National de la Marine. A leur départ au début des années 1990, les collections Cognacq investissent les lieux

Au cours de la dernière décennie du XX ème siècle, les collections Phelippot agrémentées d'un siècle de dons ont permis la création de thématiques illustrant l'histoire, l'ethnographie et l'art de l'Île de Ré.


Musée Ernest Cognacq
Musée Ernest Cognacq
École des Cadet-Gentilhommes vers 1910.


Poste - Mairie en 2003.


Musée Ernest Cognacq
Salle d'histoire naturelle.

Musée Ernest Cognacq
L'ancienne bibliothèque, au mur le portrait de Emile Atgier.